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L’économie du carbone de A à Z

Les impacts du changement climatique

Un réchauffement différencié selon les latitudes
Le réchauffement prévu varie selon la latitude. Le réchauffement sera ainsi plus faible aux tropiques qu’aux pôles. De même, l’élévation de la température dans les régions côtières est moins forte qu’à l’intérieur des terres.
On peut ainsi estimer, avec des hypothèses raisonnables (développement économique et démographique continu, équilibre entre énergie fossile et renouvelable), les augmentations de températures annuelles sur 1 siècle (période 2089-2099) :
+ 3,5°C dans le sud de l’Europe ;
+ 2,5°C en Asie du Sud Est ; 
+ 4,9°C en Arctique (pôle Nord) ;
+ 3,2°C en Amérique Centrale;
+ 2,6°C au sud de l’Australie;
+ 3,3°C en Afrique de l’Ouest
L’augmentation moyenne mondiale serait alors de +2,8°C.

Elévation du niveau des mers
Le réchauffement climatique modifie les niveaux des mers du globe. Les relevés montrent une croissance continue de ces niveaux depuis les années 1870.

Elévation du niveau des mers

Les deux principaux facteurs d’élévation du niveau des mers sont la dilatation thermique et la fonte de réservoirs terrestres de glaces (glaciers, calottes polaires, couverture neigeuse, pergélisols…).
A l’avenir, l’augmentation du niveau des mers sera probablement à l’origine de migrations de population. En effet, certaines îles ou zones côtières de très faibles altitudes seront directement concernées par la montée des eaux.
La montée des eaux pourrait également être à l’origine de la salinisation de nappes phréatiques, limitant ainsi la disponibilité d’eau douce pour la consommation humaine et l’agriculture.

L’augmentation de la fréquence des événements extrêmes

Les événements extrêmes généralement retenus sont les tempêtes, les cyclones, les inondations ou encore les sécheresses. Des hivers anormalement doux et des étés anormalement chauds peuvent également être considérés comme des événements climatiques extrêmes.
De manière générale, il est difficile de pouvoir attribuer des événements climatiques complexes comme les tempêtes ou les cyclones au seul réchauffement climatique. S’intéresser à des grandeurs directement mesurables, comme les températures ou les précipitations, permet d’évaluer la fréquence des évènements « hors norme » avec plus de justesse.
Ainsi les tendances de décroissance du nombre de jours inhabituellement froids et de croissance du nombre de jours inhabituellement chauds sont bien marquées depuis les années 1990, qui voient également l’accumulation d’anomalies en ce qui concerne les précipitations.

Impact sur les populations et les écosystèmes
Le changement climatique n’aura pas le même impact partout selon les caractéristiques des écosystèmes. La capacité d’adaptation aux conséquences du changement climatique est plus importante dans les pays les plus développés ; elle est donc fonction des inégalités économiques (voir le rapport Human Development 2007-2008 des Nations Unies).
Une réponse à ce problème global nécessite une coordination économique et politique  internationales. La Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) ratifiée par la plupart des pays du monde poursuit cet objectif. Le Protocole de Kyoto (1997) de la CCNUCC a établi pour la première fois des limites contraignantes aux émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés.

Impact sur les populations et les écosystèmes

Source : Mission Climat , d’après GIEC, rapport du 2eme groupe de travail, 2007

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